Alésia, sources documentaires et iconographiques
Coordination : Jean-Paul Guillaumet
Dans le cadre de la mise en valeur du site d’Alésia, depuis l’année 2002, nous avons mis en œuaiques produites de 1722 à 2000 sur Alise-Sainte-Reine de la Préhistoire aux temps mérovingiens, avec l’aide et le soutien du Service Régional de l’Archéologie, de la Région Bourgogne, du Conseil général de la Côte-d’Or et de la conservation du Musée Alésia. Son but est de fournir un outil de consultation exhaustif, simple et complet à la conservation du site et du musée, aux intervenants du projet d’aménagement et de mise en valeur du site d’Alésia, aux chercheurs et étudiants, aux architectes et concepteurs de l’aménagement du site, aux muséographes chargés de la présentation du musée et aussi à toute personne intéressée par le site et la foisonnante littérature qu’il a produite. En effet, une bonne connaissance de l’ensemble de la documentation d’un site permet la réalisation d’un travail scientifique plus cohérent. Actuellement, 3000 références sont connues et en cours d‘indexation.
Analyse spatiale du peuplement ancien de la périphérie de Tintignac et de Bibracte, Projet LEADER+ de coopération interterritorial.
Coordination : Jean-Paul Guillaumet
(Naves, Corrèze), (Glux-en-Glenne, Nièvre), (St-Léger-sous-Beuvray, Saône -et -Loire)
Ce programme a mobilisé des chercheurs de l’UMR ARTeHIS et de Besançon, ainsi que des étudiants et bénévoles. Sous la maîtrise d’ouvrage du GAL Pays de Tulle et de BIBRACTE, EPCC, Centre archéologique européen, il a aussi mobilisé le Parc naturel régional du Morvan et les communes consernées.
Tintignac et le Mont-Beuvray, deux sites archéologiques majeurs occupés dès la fin de l’âge du Fer, vers le Ier siècle avant J.-C., présentent un environnement similaire, tant par leurs paysages formés de massifs anciens, occupés par des bois et des pâtures, que par leurs ressources minières exploitées pendant la protohistoire et l’antiquité. Si ces deux sites, bien connus, font l’objet de constantes recherches, leur environnement l’est beaucoup moins, du fait d’une documentation peu abondante et disparate, et de prospections pédestres ou aériennes rendues difficiles par le couvert végétal.
Pour l’étude de ces territoires, nécessitant une approche innovante, les équipes de Bibracte et de Tintignac, apportant chacune leur expérience et leur savoir faire, se sont associées grâce au programme européen Leader+.
La zone géographique choisie concerne dix communes autour de chacun des deux sites, comprises dans un rayon d’une dizaine de kilomètres. Les périodes étudiées vont de la fin de l’âge du bronze (800 avant J.-C.) au début de la période carolingienne (800 après J.-C.).
Ce projet a reçu le soutien financier de l’Union européenne, de la Communauté de Communes Tulle et Coeur de Corrèze et du Parc naturel régional du Morvan. Il s’inscrit dans une logique de développement local par la reconnaissance et la mise en valeur du patrimoine archéologique.
Deux axes distincts et complémentaires.
La collecte de la documentation existante, aussi bien bibliographique que matérielle, en faisant appel aux différents acteurs institutionnels (musées, archives et bibliothèques, services archéologiques) et bénévoles (érudits et prospecteurs, associations, sociétés scientifiques). Les données sont ensuite vérifiées, homogénéisées et complétées.
La recherche de nouveaux sites archéologiques a été menée à l’aide de prospections systématiques dans les champs labourés et grâce à l’utilisation du procédé Lidar : une méthode de télédétection, réalisée grâce au survol de la zone par un laser multidirectionnel. Celui-ci permet de repérer les anomalies de microreliefs, sous toutes les formes de couvert végétal.
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Les industries protohistoriques
Coordination : Jean-Paul Guillaumet
Une nouvelle problématique de recherche a été lancée depuis quelques années sur les industries protohistoriques. Par ce thème, on entend l’exploitation des ressources naturelles contenues dans le sol : sel, et métaux. Le premier volet est le développement de recherches et sur deux territoires encore mal connu le massif du Morvan et le secteur de la faille d’Argentat en Corrèze. Dans le cadre de cette thématique de recherche, un jeune collègue de l’université de Cluj (Roumanie) Călin TAMAS a réalisé grâce à une bourse post-doctorale de la Région Bourgone d’une année (2003-2004) une première étude sur la Caractérisation minéralogique des mines anciennes du Morvan, quelques exemples. Depuis, des recherches en collaboration ont été menées d’une façon complexe pour répondre aux questions archéologiques, environnementales, géologiques et minières. Les actions sont la création d’une base de données, la caractérisation des gisements, des stages sur le terrain et la formation à la prospection minière. Ces travaux sont réalisés en association avec l’équipe « Anthropisation de l’environnement » de l’UMR ARTeHIS et l’UMR 6249 « Chrono-environnement » de Besançon.
Inventaire et études de mobilier métallique :
La paléomanufacture métallique comprend l’analyse et l’étude des objets finis, des objets en cours de fabrication, des outils et structures liés aux activités des artisans du métal.
Des stages d’initiation à l’étude du mobilier métallique et à la paléomanufacture sont organisés plusieurs fois par an sous la direction de J.-P. Guillaumet, en partenariat avec Bibracte ou des musées comme le Musée d’Archéologie Nationale ou le National Museum de Prague. Ils comprennent une partie théorique et des études de mobilier provenant de Bibracte, de Stradonice, et d’autres sites archéologiques.
Représentations humaines et animales de la protohistoire
Coordination : Jean-Paul Guillaumet et Eloïse Vial
Si, pour Jacobsthal, l’art celtique commence avec l’époque de La Tène, l’existence d’une sculpture en pierre et en bois devient évidente avec la découverte en 1962 de la statue de Hirschlanden. Depuis les années 1990, nous avons repris l’étude systématique de la statuaire animalière et humaine de la période celtique ou gauloise et antérieure. Ces premières études ont mis en évidence une variété de styles due à une chronologie complexe encore jamais perçue et des premières interprétations novatrices comme trois styles pour le premier âge du Fer. Un inventaire systématique de l’ensemble de la statuaire considérée comme protohistorique en France non méditerranéenne est en cours et sera bientôt accessible sur le Web.
GDRE Les Celtes en Europe DRAFT 17 04 2008
Coordination : Jean-Paul Guillaumet
Le programme européen s’articule autour de deux disciplines de synthèse :
Stratigraphies de structures et de mobiliers considérés comme producteur de chronologie,
Méthodologies d’études des mobiliers par catégorie comme marqueurs d’un moment, d’un faciès culturel ou d’un groupe social.
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Bibracte
Contact : Gilles Hamm
Depuis 2000, une fouille dirigée par J.-P. Guillaumet, assisté de G. Hamm, T.Bochnak (Maître de conférence à l’université de Rzeszow (Pologne), P. Golanova Ater-doctorante à l’université de Brno (république tchèque) pour l’étude de terrain et de S. Barrier et L. Burlet pour les études des mobiliers en céramique et en métal, est menée sur un secteur artisanal du site de Bibracte. Les recherches entamées sur le Champlain et la Côme Chaudron ont révélé de l’habitat, des ateliers de forge et de bronziers, dont la datation va de LT D2a à la fin de la période augustéenne, de part et d’autre de la voie principale qui traverse le site. À l’issue de 9 campagnes de fouille, la publication de ce chantier est en cours.
Dix ans de coopération franco-hongroise en archéologie, 1988-1998, Budapest : Collegium Budapest, 2000, pp. 51-58, 4 ill. (Collection du Collegium Budapest)
Coordination : Jean-Paul Guillaumet
Notre coopération avec les institutions hongroises de recherches archéologiques est déjà ancienne. Elle a fait l’objet de nombreuses publications de synthèse et de monographies. Pour les années 2008-2009, un nouveau projet de coopération archéologique franco-hongroise dans le cadre de l’unité de Recherche Archéologie Interdisciplinaire de l’Académie Hongroise-Université Eötvös (ELTE) et l’UMR 5594 du CNRS, Bibracte Bourgogne (convention d’échange CNRS/MTA Hongrie n° 21426).
Il porte sur deux thèmes :
La production métallique du Bronze final en France orientale et en Hongrie et de la production du fer à sa mise en œuvre au second âge du Fer.

francehongrie.pdf
Prospections en Morvan
Coordination : Sébastien Chevrier et Gilles Hamm
Le programme « Enceintes en Morvan », initié par S. Chevrier a pour but de recenser, vérifier, référencer et caractériser les sites d’enceintes dans le massif du Morvan. Ce programme de prospection-inventaire doit permettre de mieux connaître l’occupation protohistorique du massif.
Des stages de prospections –relevés au GPS ont lieu en partenariat avec Bibracte, dans une première zone d’étude concernant les 10 communes autour du Mont-Beuvray.
