RUSSO Daniel


Professeur en Histoire de l´art médiéval à l’Université de Bourgogne
Directeur de l’UMR 5594 ARTeHIS
Membre de l’équipe "Etudes Médiévales"

Université de Bourgogne - Département d’Histoire de l’art et d’Archéologie
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Sujets de recherche :
Arts et cultures en Bourgogne : Art religieux, iconographie et milieux des ordres mendiants dans la Chrétienté et en Bourgogne

Principales publications :

1)Saint Jérôme en Italie. Etude d’iconographie et de spiritualité religieuse, XIIIe-XVe siècles, Rome-Paris, Ecole française de Rome/La Découverte, coll. ‘Images à l’appui’ 2, 1987, 300 p., 58 ill. coul., bl. et n.

A partir de l’étude croisée des sources hagiographiques et des documents iconographiques dans l’art italien, du XIIIe siècle au début du XVIe siècle, le livre précise les rapports entre les formes de la vie religieuse et les formes esthétiques, sous l’aspect des principales commandes mais aussi sous celui, plus diffus, de la circulation d’un type iconographique posé en modèle et repris d’atelier en atelier. Tout à la fois, et tour à tour, moine, docteur et cardinal de l’Eglise, pénitent au désert, humaniste dans son cabinet de travail, saint Jérôme représente un mode de vie apprécié qui déborde le cercle restreint des clercs et touche le public, plus large, des hommes d’affaires, des marchands enrichis et des patriciens des villes italiennes.

2) « Religion civique et art monumental à Florence au XIVe siècle. La décoration peinte de la salle capitulaire à Sainte-Marie-Nouvelle », in La religion civique à l’époque médiévale et moderne, Chrétienté et Islam, André Vauchez, dir., Rome, Ecole française de Rome, coll. de l’E.F.R. 213, 1995, p. 279-296.

Lecture des peintures d’Andrea di Bonaiuto dans l’ancienne salle capitulaire du couvent dominicain de Sainte-Marie-Nouvelle, à Florence, de 1366 à 1368, ayant représenté la glorification de l’ordre des Prêcheurs et de ses principales figures de saints, Dominique, Pierre de Vérone et Thomas d’Aquin. Le peintre achevait ainsi une commande prévue sous le priorat de Jacopo Passavanti, vers le milieu du XIVe siècle, en relation étroite avec la famille des Guidalotti. Dès lors son œuvre doit être vue en situation par rapport à la conjoncture politique et sociale qui entoure l’expulsion du duc d’Athènes, Gautier de Brienne, hors de la commune, et donc comme une célébration d’une mémoire civique urbaine.

3) « Les représentations mariales dans l’art d’Occident du Moyen Âge. Essai sur la formation d’une tradition iconographique », in Marie. Le culte de la Vierge dans la société médiévale, Etudes réunies par Dominique Iogna-Prat, Eric Palazzo, Daniel Russo, Paris, Beauchesne, 1996, p. 173-291.

L’étude propose d’abord une périodisation chronologique de la formation, puis des développements de l’iconographie mariale. On insiste particulièrement sur le moment romain de la Vierge reine (Ve-VIIe siècles), ensuite sur les ‘lectures impériales’ qui en sont faites entre IXe et XIe siècles, enfin sur l’affirmation de Marie dans le contexte et les grandes réalisations artistiques au temps de la réforme de l’Eglise, qui se prolonge jusqu’au milieu du XIIIe siècle.

4) « Espace peint, espace symbolique, construction ecclésiologique. Les peintures de Berzé-la-Ville (Chapelle-des-Moines) », in Revue Mabillon. Revue internationale d’histoire et de littérature religieuses, n. s. 11, 72, 2000, p. 57-87.

L’analyse des peintures du prieuré de Berzé-la-Ville, situées dans la Chrétienté des XIe-XIIe siècles, permet de dégager le concept d’ ‘espace pictural’ pour mieux comprendre l’organisation des décors à l’intérieur de la chapelle et leur signification possible, dans la composition des personnages comme dans le choix des scènes, par rapport au miroir exemplaire qui est ainsi proposé de l’Eglise clunisienne à la communauté des moines. Sans doute projeté par l’abbé Hugues de Semur (1049-1109), puis réalisé sous Pons de Melgueil (abbé de 1109 à 1122), les peintures sont un des moyens d’inscrire les Clunisiens dans l’espace et le temps des origines du christianisme, en relation avec la réforme de l’Eglise.

5) « Emile Mâle, l’art dans l’histoire », in Emile Mâle (1862-1954). La construction de l’œuvre : Rome et l’Italie, André Vauchez, dir., Rome, Ecole française de Rome, coll. de l’E.F.R. 345, 2005, p. 251-271.

Dans le projet d’une historiographie de l’histoire de l’art médiéval en France, et en Europe du point de vue comparatif, entre 1880 et 1930, Emile Mâle représente le moment fondateur d’un discours autonome sur l’art médiéval, suivant une lecture chrétienne fortement empreinte de néo-thomisme, mais aussi la naissance du regard de la nation sur son patrimoine monumental. C’est l’accord parfait entre un homme de savoir, et d’érudition, et ses publics, à différentes époques, que cette étude envisage, à travers l’œuvre d’abord, puis à partir des milieux fréquentés dans la jeunesse et durant la période de formation intellectuelle, jusqu’à l’activité du directeur de l’Ecole française de Rome.

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Mots clés : CHRÉTIENTÉ / BOURGOGNE / ARTS / ICONOGRAPHIE